Travaux de la loge | Morceaux d'Architecture et Pierres Sculptées

Eglises romanes et géomagnétisme

 

Pierre musicale
Ill ballo delle ingrate ouverture Claudio Monteverdi

 

Chapitre I

 

De nombreux ouvrages ont décrit la beauté de l’architecture des églises romanes, mais peu d’études ont été développée sur l’art qui consistait à intégrer dans leur construction la connaissance du géomagnétisme. Certes nous connaissons l’importance symbolique de leur orientation en relation avec le soleil mais nous négligeons aujourd’hui la connaissance intuitive que les hommes possédaient depuis plusieurs millénaires dans le domaine du géomagnétisme. C’est pourquoi j’ai souhaité réaliser cette planche afin de vous sensibiliser sur l’influence du magnétisme sur le vivant et sur les choix architecturaux des lieux particuliers constitués par leur implantation, l’orientation et les proportions révélés à travers les églises romanes.

 

Avant tout il s’agit de savoir ce que l’on entend par la notion de géomagnétisme de nos jours. Le géomagnétisme est l’étude du magnétisme terrestre connu vers l’an 1000 par les chinois à travers l’invention de la boussole. La vie sur terre est en partie préservée par la magnétosphère qui la protége des vents solaires et rayonnement cosmique comportant des particules mortelles.

 

Le magnétisme terrestre est un facteur important d’interaction avec le vivant qui a conduit à l’avènement de la géobiologie. Ce sont encore les chinois qui ont découvert il y a des millénaires ces phénomènes et ils en tiennent compte lors de la construction d’habitations à travers des méthodes telles le Feng- shui. La science moderne occidentale s’est peu intéressée à l’influence du géomagnétisme sur le vivant, Même si les physiciens commencent à s’y intéresser, nous sommes dans un domaine où l’irrationnel occupe presque tout le terrain. La science pourtant se penche, depuis seulement une dizaine d’années, sur l’étude du géomagnétisme afin de mieux comprendre les phénomènes climatiques, biologiques ou les mécanismes tectoniques. Par contre depuis des millénaires il semble que l’homme possédait un sixième sens qui l’a conduit à reconnaître des lieux particuliers ; l’influence du magnétisme terrestre lui apportait une sensation d’élévation spirituelle ou de guérison. Ce sixième sens s’est il atténué ou a t’il disparu ? il semble bien que cette sensibilité de l’homme ait disparu . Certes nous connaissons encore et reconnaissons l’existence du sourcier et de la radiesthésie pratiquée par certains en très petits nombres La perte de ce sens s’explique certainement par la pollution due aux ondes radio électriques ou par la conception d’un habitat réalisé avec du béton armé ou de l’acier constituant de véritable cages de Faraday.


On peut se demander si les mécanismes, liés au géomagnétisme , incontestablement à l’œuvre dans le règne animal, influencent aussi l’Homme. En 1848, Benoist de Matougues, dans un Dictionnaire de Géographie sacrée et ecclésiastique affirmait le rôle essentiel du Géomagnétisme dans la compréhension des facteurs de localisation pris en compte par les bâtisseurs de cathédrales, d’églises, voire sans doute, de pyramides ou de mégalithes : un extrait de son œuvre est cité ci après :
« Le magnétisme terrestre embrasse à lui seul des centaines de phénomènes qui demanderont des siècles d’observations pour être éclaircis, pour être mesurés avec toute le précision requise, pour découvrir enfin les lois qui les régissent. S’agit-il de la déviation par rapport au méridien, de l’aiguille magnétique horizontale, de la déclinaison ? (...) Mais sur la question si complexe du magnétisme du globe, il nous faudra encore, pendant bien des années, nous en tenir aux faits sans comprendre la théorie » (Benoist de Matougues, 1848, p. 279).
Ce faisant, il enfermait durablement l’étude du phénomène du côté d’une géographie « sacrée », providentialiste et finaliste avec laquelle la Géographie « universelle » de Vidal de La Blache et toute la Troisième République s’engageaient à rompre. Le chapitre « géomagnétisme » disparut des manuels de géographie.

 

A l’encontre de cet enterrement idéologique, l’homme est-il pour autant le seul animal « dénaturé », rendu incapable de percevoir les vibrations du monde par la section du cordon ombilical magnétique ? Dès 1960, l’observation de la baguette d’un sourcier permit à Yves Rocard d’envisager l’existence d’organes sensoriels magnétiques En 1983, R. R. Baker, biologiste de Manchester, découvrit que l’arcade sourcilière humaine contenait des petits cristaux de magnétite. Selon Lawlor (1991),


Le professeur Rocard, père de la bombe atomique française et Directeur du laboratoire de physique de l’École normale supérieure a recherché où pouvait se situer des cristaux de magnétite dans le corps humain, ces résultats sont les suivants :
« Concentrée en des zones ponctuelles, situées deux par deux au même niveau du corps, à droite et à gauche, à savoir les arcades sourcilières, l’arrière du crâne où les attaches cartilagineuses du cou maintiennent la tête, les extrémités hautes des deux muscles lombaires attachés au squelette (vers les omoplates), le creux des coudes, le creux des genoux, les talons, enfin l’articulation au pied de chacun des deux gros orteils » (Rocard, 1991, chapitre IV). les Aborigènes australiens affirment suivre leurs « song lines » comme des « tubes d’énergie » et prétendent que les Européens n’ont perdu cette capacité qu’en inventant le compas ( une symbolique importante dans nos travaux), ce qui revient à « externaliser » la fonction. Au cœur le plus élevé, le plus indigène et le plus riche de l’Europe, en Allemagne, au Luxembourg et en Suisse, les principes, les méthodes et les concepts des autres savoirs « vernaculaires » (Collignon, 2005) trouvent un nouveau champs d’application. En se fondant sur un ressenti aussi difficile à discuter qu’à mesurer.


Les auteurs de la « Géobiologie » font apparaître des séries de réseaux, dits Hartmann, Curry et Ley selon le nom de leur inventeur, dont la polarisation, l’orientation, la puissance, la forme et la couleur auraient pu servir de facteur de localisation premier aux constructeurs de mégalithes, cromlechs, cathédrales et pyramides en tous genres. Le belge Walter Kunnen a lui redécouvert un autre réseau dit sacré ou grand réseau global (environ 100 Km par 100 Km) consistant en des ondes porteuses des interférences électromagnétiques propres à l’espace qu’elles parcourent , ce réseau étant connus par les anciens 130 ans après Jésus Christ (dans le Corpus Agrimensorum Romanurum) dont l’original est conservé au Vatican. Sa particularité est que ce réseau est le plus intense et passe par comme par hasard par la pyramide de Kheops .

 

D’autres réseaux moins intenses (40 km sur 40 km) coïncident avec des hauts lieux comme le temple de la Pythie à Delphes ou à Saint Maximin la Sainte Baume que la franc maçonnerie opèrative retient comme des lieux très particuliers. A Orcival, la basilique est orientée sur une croix qui donne les directions de Paray le Monial à l’est, Rocamadour à l’ouest, Le Puy au sud et le Mont Saint Michel au Nord.

 

 

En considération de ces éléments on peut se poser si l’architecte doit faire de son fil à plomb un pendule ? Même si l’on parvenait à prouver que les réseaux Hartmann et Curry relèvent de l’imposture, que les Aborigènes sont ivres et que les Incas mentent, on ne pourrait nier que la circulation de l’énergie dans et sur la planète obéit à des règles précises et qu’elle joue un rôle crucial sur les formes et les mouvements de la Vie en son sein. Du centre de la Terre à la Magnétosphère, à l’intérieur de chaque forme de vie, de la cellule à la planète, la circulation obéit à un schéma semblable qui est celui de la barre aimantée.

 

Enfin, pour rassurer ceux qui ne croient qu’au visible accessible par la science actuelle, précisons que des expériences, sur la cellule vivante constitutive de l’homme, ont récemment prouvé que l’ion calcium (un des éléments constitutifs de cette cellule) voyait son plan de rotation changer lorsqu’il était soumis à des variations de champ magnétique très faible ; ceci dit, il n’y a rien de révolutionnaire dans ce constat sauf que le comportement de la cellule vivante en est complètement modifié. Par ailleurs il est nécessaire de préciser que les variations d’un champs électrique de 0,01 microvolt ( champ électrique de plusieurs milliards de fois plus faible que celui produit par le courant domestique) sont perçus par un animal (expérience faite sur une raie bouclée)

 

Pierre musicale
Duo Seraphim, a 3 voci de Claudio Monteverdi

 

Chapitre II

 

Après ce développement nécessaire sur l’histoire de la géobiologie et l’actuelle connaissance de cette théorie, nous pouvons mieux aborder l’influence de celle ci à travers la construction des églises romanes et rechercher dans quel objectif ce sixième sens a été un des fils conducteurs de leur bâtisseur. La plupart des églises romanes ne sont pas construites sur des lieux de hasard mais sur d’anciens lieux de cultes païens, les hauts lieux initiatiques sont souvent placés là où le magnétisme cosmo-tellurique (interaction entre les ondes du cosmos et le champ magnétique terrestre).est intense. Les anciens constructeurs de mégalithes, de pyramides et plus tard des églises romanes et des cathédrales semblent avoir eu connaissance de ces phénomènes naturels, ces connaissances anciennes nous sont parvenues sous forme de tradition et légende, Ainsi les courants telluriques étaient la vouivre des Celtes symbolisées par les dragons et les serpents .
En Chine ancienne les dragons étaient associés aux pratiques du Feng Shui.

 

Dans un ouvrage , « les illuminés de l’art royal , 8 siécles de compagnonnage, Julliard 1976 » Raoul Vergez nous raconte comment au cours d’un concile qui se tint à Saint Denis, pour deviser sur un immense projet du siècle consistant à construire basiliques et cathédrales, l’abbé Surger vit venir un certain Stanislas. Un curieux personnage, semblant sortir des profondeurs du temps, chevelu comme un Gaulois, semblable à Vercingétorix, qui parut fort à son aise au milieu des pères chevronnés de l’Eglise et à qui Surger s’adresse en ces termes « Dites moi, cher Stanislas, vous qui nous avez souvent étonné par les connaissances qui sont les vôtres concernant les courants telluriques qui sourdent sous la terre et que vous prétendez si favorable à la prière, aux sentiments mystiques et à la contemplation, dites nous comment il serait possible de baigner dans ces effluves sortis des profondeurs terrestres ? » « maître abbé, répondit simplement Stanislas, je vous dirai qu’il ne faut pas choisir n’importe quelle superficie du sol, lorsqu’on veut implanter un temple et le baigner de courants telluriques, car ces courants souterrains qui vont généralement du nord vers le sud s’enfoncent parfois profondément dans le sol et dévient alors dans tous les sens. Il faut analyser la nature des courants et ainsi exposer le temple aux effluves magnétiques qui sourdent là. Mais il faut une grande accoutumance…J’ai eu jadis connaissance des expériences mégalithiques des Anciens…Ma science vient donc des ancêtres « disons, repris l’abbé Surger que vous êtes Stanislas , un sourcier de la foi ! »

 

A travers cet échange, la destinée des bâtisseurs a certainement été liée à la recherche de tous ces hauts lieux telluriques pour y implanter les basiliques et cathédrales sachant que ces ouvrages étaient souvent élevés là où se trouvaient déjà d’anciennes églises romanes ou d’anciens lieux de cultes païens. En Auvergne, de nombreuses églises Romanes ont été édifiées sur des lieux de culte celtique ou puits druidiques, j’ai eu le plaisir cet été d’en visiter quelques unes, guidé par un livre de Paul Trilloux d’où j’ai extrait quelques schémas explicatifs des relevés établis par des radiesthésistes. Particulièrement à Orcival, le point où le bâtisseur a planté sa canne n’est que l’emplacement d’un ancien menhir qui existe toujours et a été incorporé dans un des piliers de base de l’édifice, ce pilier était vénéré dans les croyances populaires pour avoir la propriété de rendre enceinte les femmes stériles.(ce menhir a été découvert suite à de des travaux pour enchâsser un tronc afin qu’il soit inviolable)


La basilique d’Orcival a été implantée à l’occident contre la falaise pour se situer sur un lieu celtique, la mesure des rayonnements de chaque pilier de la basilique a été réalisé par plusieurs radiesthésistes (cette mesure est réalisée par le seul instrument du radiesthésiste : le pendule qui oscille selon la sensibilité vibratoire du radiesthésiste aux phénomènes magnétiques, aucun instrument de mesure scientifique n’est assez sensible pour remplacer actuellement le pendule )

Ces mesures montrent que la champ énergétique mesuré sur l’échelle de Bovis (mesuré par le pendule du radiesthésiste) démarre au plus bas par l’entrée de la porte Saint Jean pour augmenter progressivement en effectuant le circuit de la gauche vers la droite. Comme dans nos travaux ce cheminement nous amène à un niveau élevé dans le chœur qui diminue ensuite dans le déambulatoire pour enfin revenir à son niveau initial à la porte Saint Jean .

 

 

Pour beaucoup de spécialistes ce cheminement n’est autre que le parcours de la lumière justifié par l’orientation des églises mais aussi celui de l’élévation de l’esprit aidé par l’élévation des effluves du champ tellurique et leur influence sur le corps humain. L’église est un lien symbolique entre le ciel et la terre, en cela le moine constructeur est allé chercher le magnétisme de la terre en creusant un puit généralement sous l’autel ou existant réalisé par d’anciens cultes celtiques. L’ église va alors jouer le rôle de stator d’un gigantesque moteur magnétique qui puise son énergie dans les entrailles de la terre et dans la puissance du cosmos. Mais il n’y a pas de moteur magnétique sans partie mobile , le rotor, c’est pour cela que nous devons nous même tourner dans l’église pour nous alimenter en énergie. C’est l’origine de ce qui deviendra plus tard le chemin de croix ou de certains circuits déambulatoires autour de l’édifice.

 

Ce parcours initiatique et magnétique se retrouve à l’intérieur de la magnifique église de Notre Dame du Port à Clermont Ferrand

 

 

et de manière identique dans les usages bouddhistes qui étaient de tourner d’abord autour du temple avant d’y pénétrer un nombre de fois impair (rappelant ainsi une partie de notre parcours d’initiation avec nos trois rondes autour de la cathédrale saint Etienne) . Chez les compagnons du devoir une habitude consistait après la longue marche d’une journée d’aller dans une église et y tourner dans le sens des aiguilles d’une montre pour se régénérer et oublier toutes les fatigues de la journée. Dans les églises il y aurait 2 chemins et trois manières de réaliser ces parcours , l’un serait régénérateur comme celui des compagnons , l’un spirituel et un autre pour la guérison . Celui des pèlerins est circulaire de gauche à droite, le chemin du prêtre est parfois central ou une première fois dans le sens des pèlerins et une seconde fois inverse.

 

Le pèlerin à Orcival est accueilli par un aigle sur le chapiteau du premier pilier à gauche de la porte Saint Jean, cet aigle est le symbole montrant le chemin de lumière, ensuite il accède à la Damona (qui signifie la pourvoyeuse et mère de la terre, c’est l’ancienne déesse celtique que l’on retrouve souvent en vierge noire dans le midi de la France ou en Espagne, la couleur noire de son visage et de ses mains étant symbole de la fécondité de la terre et de son énergie sourde , cette déesse deviendra Notre Dame dans la religion chrétienne) Une planche spéciale sur les vierges noires et les cultes celtiques à la déesse terre serait justifiée pour compléter l’exposé de ce midi.

 

Mais je reviens à mon sujet concernant les chemins magnétiques , initiatiques et spirituels dans les église, romanes. Dans la Basilique d’Orcival, le pèlerin est accueilli au début de son cheminement par un chapiteau sculpté d’une chélidoine, symbole de l’accès à la lumière également, cette plante est hautement significative car elle sert aux hirondelles pour ouvrir les yeux des leurs petits, au Moyen age elle avait la propriété de ramener les mourants à la vie. La découverte de la lumière, l’influence sur l’esprit, et sur le corps humain jusqu’à de possibles guérisons (dont les témoignages se trouvent dans les églises romanes par l’exposition des ex- votos, toujours situés aux endroits les plus élevés en énergie cosmo-tellurique et confirmés par les mesures des radiesthésistes) sont toutes les caractéristiques et l’objectif de ces endroits situés soit dans le chœur ou le déambulatoire dans la majeure partie des cas.

 

Le magnétisme guérit, en cela les miracles des hauts lieux seraient une source explicative, en tout cas chacun a connu ou a entendu parler des guérisseurs qui utiliseraient ce pouvoir magnétique, ces magnétiseurs étant parfois sollicités par la médecine pour hypnotiser avant opération chirurgicale des personnes allergiques ou insensibles au produit des anesthésistes ..

 

Nos bâtisseurs d’églises romanes, possédaient certainement cette connaissance ancestrale des énergies de la terre et leur grande influence sur l’être humain, ils l’ont mis au service du sacré et de l’humain. Ils maîtrisaient le magnétisme terrestre et choisissaient et amélioraient les lieux en canalisant les flux magnétiques par les cours d’eau souterrains propices à la concentration des énergies telluriques et par la géométrie de la construction.

 

Les lieux d’implantation des églises romanes comportent systématiquement des cours d’eau souterrains dont les croisements influencent l’ambiance magnétique du terrain. L’eau est un élément essentiel qui met en résonance la terre et le cosmos,. Des travaux scientifiques récents ont démontré que nous recevions sans arrêt des ondes gravitationnelles provenant du centre de notre galaxie qui ont été mis en évidence par des détecteurs quartz pièzo électriques. Certains cours d’eau ont même été canalisé avant la construction de l’église romane par des lits de galets (exemple de découverte faite dans la crypte de l’église romane de Thuret) ou par des buses coniques en terre cuite pour augmenter l’influence du lieu choisi sur plan géomagnétique. Des sculptures de sirène figurent souvent dans les églises et sont symboles de ces cours d’eau souterrains .Bien souvent ces sirènes possèdent une ou deux queues indiquant simplement un croisement d’eau (nous en avons un exemple sur l’église de Mey en Moselle sur le tympan de l’entrée côté sud.

 

La présence de l’eau a toujours été associée à la déesse terre. C’est pourquoi nous trouvons toujours la réalité d’un puit ou d’une source prés d’un culte à la Vierge Noire. Sans eau, il n’y a pas d’église, toutes les églises sont construites par rapport aux réseaux géomagnétiques mais aussi par rapport aux rivières souterraines. Les constructeurs d’églises romanes avaient une parfaite connaissance du sous sol aquifère du site choisi. Leur maîtrise était telle que quand le relevé de l’eau ne convenait pas il pouvait le modifier en exerçant une action sur les rivières souterraines afin q’elles coulent là où ils le voulaient. Cette constatation a été faite aussi à la cathédrale de Chartres et Saint Jacques de Compostelle. A Chartres, 14 cours d’eau réguliers sont assemblés comme un éventail comme à saint jacques de Compostelle .

 

 

Dans le déambulatoire ces 14 réseaux d’eau sont signalés par 14 larges incrustations de marbre noir. Ce n’est pas un hasard ni un caprice de la nature, mais la preuve de l’omniscience des bâtisseurs. Certaines réparations d’église comme à Saint Jacques de Compostelle de 1948 à 1968 , ont consisté à renforcer les fondations de l’édifice sans tenir compte des réseaux souterrains et les ont malheureusement coupés, faisant dire à certains que cela a été la cause de la disparition des miracles de Saint jacques de Compostelle. A Orcival, le courant d’eau qui parcourt tout l’axe central de l’édifice a été canalisé à 27 m de profondeur, ce courant se divise en patte d’oie sous la pierre d’autel et va baigner les deux chapelles rayonnantes du fond de l’édifice.

 

 

 

Sept autres courants symbolisant les sept courants du fleuve de vie des Ecritures, traversent également l’édifice perpendiculairement au premier formant ainsi sous la basilique une véritable table aquifère.

 

Généralement , une église romane est parcourue par un grand courant d’eau est ouest, et par plusieurs courants perpendiculaires (au minimum 2) qui vont couper le sanctuaire en trois parties fidèle en cela au plan de construction du temple de Salomon. Le premier courant d’eau, généralement situé prés de la poste ouest, va jouer un rôle de sas, symboliquement il correspond pour le pèlerin à la traversée du Jourdain, c’est la purification dans l’eau renouvelée du baptême (les baptistères sont souvent placés proches de l’entrée ouest des églises)


Le second courant d’eau va avoir une fonction capitale , c’est lui qui, sur le plan des énergies va faire va faire la découpe entre la partie tellurique et la partie cosmique de l’église .

 

 

Rien n’a été laissé au hasard dans la construction des églises romanes sous l’angle du sixième sens que possédait l’homme lui permettant de ressentir les énergies. L’art roman est essentiellement d’essence monastique, c’est à Cluny sous l’influence d’hommes comme Garin de Troyes que va naître la Science du Trait imaginées à partir des fameuses données d’Euclide écrites en grec et rapportées d’Athènes par Marius Caius jusqu’au Mont Cassin et que les moines Bénédictins donnèrent à saint Bernard. Les églises romanes ont été conçues à l’échelle de l’homme et pour l’homme et leur objectif était de réaliser un outil au service de l’homme pour l’aider spirituellement et physiquement. Elles sont le témoignage d’une intuition physique des énergies invisibles que l’homme ressent sans avoir encore les instruments scientifiques suffisamment élaborés pour les révéler.

En cela les églises romanes sont aussi à l’image des applications telles l’acupuncture qui soigne l’homme par l’influence sur la circulation de son énergie.

 

Conclusion : Les moines bâtisseurs nous ont donc laissé les preuves que le pendule du radiesthésiste était bien un complément du compas dans les outils des bâtisseurs des églises romanes. A ce titre, je pense même que le pendule pourrait figurer parmi les symboles de notre atelier.

Enfin, je comprends mieux aujourd’hui, à la lumière de cette étude, la provenance et la source d’une grande partie de l’inspiration iniatique qui ont conduit à créer les rites de la franc maçonnerie et particulièrement celle de notre atelier que j’apprécie pour leur caractère opératif.

 

Pierre musicale
Musique de Alia Musica, liturgie et mystique dans la musique judéo-espagnole

Poémes de Yehuda Halévi et de Salomon aben Gabirol , poétes hispano juifs du moyen age et versets du « cantar de los Cantares » du roi Salomon