Profondément attaché à l’idée qu’il se fait de la Maçonnerie depuis que l’amour des Cathédrales l’a conduit, au début des années 70, à frapper à la porte du Temple, notre Frère La Fidélité de Formia trace, vingt ans plus tard, le plan de construction de notre Loge.

 

Ce plan bénéficie de l’expérience acquise, à la fin des années 70, lors de la construction d’une première Loge, à l’Orient de Metz, sous le titre distinctif de Pierre Perrat à l’Etoile Flamboyante.

 

Cette Loge honore Pierre Perrat, Maître d’œuvre de la cathédrale de Metz, et le travail d’un éminent Maçon du XVIIIème siècle de cette même ville, le baron Théodore de Tschoudy.

Le sceau de cette première Loge reprend la figure de l’homme barbu à l’étoile à cinq branches du carnet de Maître Villard de Honnecourt.

 

Une « première » au Grand Orient de France, le rite choisi est le Rite Français Moderne Rétabli.

 

Ce rite est découvert par le Frère la Fidélité de Formia au cours de ses très nombreux voyages d’Apprenti et de Compagnon, à l’Orient de Nancy dans la Respectable Loge Jacques Callot. Cette dernière l’avait reçu d’une Loge de Besançon, la Respectable Loge Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié Réunies, fondée en 1764… qui l’avait elle-même reçu d’une Loge parisienne, la Respectable Loge du Devoir et de la Raison.

 

Finalement, c’est la Respectable Loge Sine Cera, à l’Orient de Troyes, qui lui fait connaître, dans sa totalité, ce Rite Français Moderne Rétabli dont le réveil répond, à l’époque, aux aspirations des Frères qui ne se retrouvent pas dans le « dépouillement » du Rite Groussier, Rite officiel pratiqué par une très grande majorité de Loges du Grand Orient de France.

 

A l’usage, ces nouveaux rituels se révèlent parfois touffus du fait d’apports divers des autres branches de la Maçonnerie. Un élagage devient vite indispensable.

 

L’ébauche conjointe d’une version « opérative » consiste en l’adoption d’un Nom Compagnonnique (Le Frère La Fidélité de Formia donne l’exemple) et les Compagnons de la Loge reçoivent le Devoir de cheminer sur les pas de Maître Pierre Perrat, non seulement à l’Orient de Metz, mais aussi à ceux de Toul et de Verdun où il a également œuvré.

 

Grâce à la réunion de 14 Maçons issus des six Loges du Grand Orient de France de l’Orient de Metz, de La Loge La Régénération à l’Orient de Bar le Duc, et de la Loge François Rabelais à l’Orient de Saint Avold, un chantier de construction est ouvert à la Saint Jean d’Eté 1991.

 

L’Oeuvre se concrétise le 7 novembre 1993, veille de la fête des Quatre Couronnés, par l’Installation solennelle de la Respectable Loge de Saint Jean, construite à l’Orient de Metz, sous le titre distinctif de Maître Villard de Honnecourt.

 

Ces trois fois neuf mois sont jalonnés de 15 Chantiers-Tenues et de 5 Tenues en Loge Provisoire. De ces longs et fructueux travaux préliminaires est née une Règle qui, en 35 articles rattache la nouvelle Loge à la Maçonnerie Opérative, en proclamant solennellement dans son préambule « sa filiation spirituelle à la Fraternité Initiatique et Opérative des Maîtres d’Oeuvre et Bâtisseurs de cathédrales » (voir la rubrique « La Règle »).

 

 

La Respectable Loge de Saint Jean Maître Villard de Honnecourt a fêté tout dernièrement ses dix ans d’existence. Sa Règle est toujours en vigueur et fidèlement appliquée.

 

Le Rite adopté, également appelé Rite Français Traditionnel, dans sa version opérative tracée de la main de notre Frère La Fidélité de Formia, est apprécié également par les Frères et les Sœurs visiteurs.

 

Une Loge parisienne, la Respectable Loge Enfants de Noé, vient de le choisir pour conduire ses Travaux.

 

La présence à l’Orient de notre Mère en Devoir, la Sœur La Confiance de Nancy, et les Chefs-d’Oeuvre de nos Compagnons témoignent de la réalité profonde de notre cheminement maçonnique opératif.